Chauffage au bois : Les dangers de l’encrassement et comment protéger votre installation
Alors que le froid s’est installé et que votre équipement de chauffage tourne à plein régime, il est crucial de s’attarder sur un point souvent délaissé mais pourtant vital pour votre sécurité et votre bien-être : l’accumulation de dépôts, plus communément appelée encrassement.
Où se niche l’encrassement ? Le phénomène d’encrassement ne se cantonne pas à une zone précise ; il s’attaque aussi bien au foyer de votre appareil qu’à l’intégralité du conduit d’évacuation. Un équipement encrassé ne se résume pas à une vitre noircie : il provoque une chute des performances, une consommation excessive de bois et, dans les cas les plus graves, un risque majeur de feu de cheminée.
Dans l’appareil lui-même (Poêles et Inserts) De la suie et des dépôts de goudron, également nommés bistre, se déposent progressivement sur la grille, le déflecteur et les parois internes. Cette couche isolante perturbe l’échange de chaleur : au lieu de chauffer votre intérieur, les calories restent bloquées dans l’appareil et se perdent avec les fumées.
Dans le conduit d’évacuation Il s’agit de la partie la plus vulnérable de votre installation. Lorsque les fumées refroidissent trop brutalement durant leur montée, elles se condensent. Ce processus forme alors une croûte de bistre particulièrement inflammable qui adhère fermement aux parois du conduit.
Les 4 principaux coupables de l’encrassement Pourquoi une installation s’encrasse-t-elle parfois plus vite que la normale ? Il existe plusieurs facteurs déterminants qu’il convient de connaître pour préserver votre matériel.
Le bois mal séché : l’ennemi n°1 Brûler des bûches affichant plus de 20 % d’humidité est une habitude coûteuse. Au lieu de chauffer, l’énergie du feu est gaspillée pour évaporer l’eau contenue dans le bois. Il en résulte une combustion médiocre qui génère d’importantes quantités de goudron et de fumée. Il est conseillé d’utiliser du bois ayant séché au moins deux ans ou des granulés de haute qualité.
Le tirage trop bas (ou « feu couvé ») Réduire l’arrivée d’air au minimum pour prolonger la durée du feu durant la nuit est une pratique contre-productive. Un feu qui couve ne parvient pas à brûler totalement les gaz de combustion. Ces gaz se transforment alors en suie grasse qui vient recouvrir l’ensemble de votre installation, accélérant drastiquement son obstruction.
Une entrée d’air insuffisante Une combustion performante nécessite un apport constant en oxygène. Si l’air vient à manquer, le bois brûle mal et libère des particules ainsi que des goudrons qui s’accumulent. Ce déséquilibre augmente également la production de monoxyde de carbone et fait chuter le rendement énergétique. Veillez à ne jamais obstruer les grilles de ventilation.
Les conditions climatiques et l’humidité L’environnement extérieur influe sur le fonctionnement de votre cheminée. Un temps très humide ou une absence de vent peuvent paralyser le tirage naturel. Si l’air extérieur est trop lourd, les fumées stagnent dans le conduit au lieu de monter, favorisant ainsi un dépôt rapide et dangereux de résidus.
La règle d’or : Quand faut-il ramoner ? La réglementation impose en principe deux ramonages par an, dont un impératif durant la période d’utilisation. Toutefois, l’usage réel peut nécessiter des interventions plus fréquentes. Si vous avez brûlé du bois humide ou si la météo a été défavorable cet automne, n’attendez pas la fin de l’hiver pour agir ; un nettoyage intermédiaire est souvent indispensable. Certains signes doivent vous alerter immédiatement : une vitre qui s’obscurcit en quelques heures, des odeurs de fumée persistantes, un feu qui peine à démarrer ou des bruits de chutes de débris dans le conduit. Ces symptômes ne doivent jamais être ignorés car ils signalent que votre sécurité n’est plus garantie.
Un entretien régulier reste l’unique garantie d’un système de chauffage sûr et performant. En surveillant la qualité de votre combustible et l’état de votre conduit, vous ferez des économies d’énergie tout en protégeant votre maison. Votre installation n’a pas été révisée récemment ? Nos techniciens qualifiés se tiennent prêts pour effectuer un diagnostic complet ou un ramonage certifié.